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Récit par l'association Au fil d'Ercé wiki-aufil.fr

 

Le pré-histoire

La présence humaine sur le territoire d'Ercé est attestée dès le Néolithique comme en témoignent l'Alignement du Bas Rocher, les menhirs situés au Champ de la Pierre et à la Croix aux Lièvres et des découvertes archéologiques (haches polies au lieu-dit Rocher des Amis, silex taillés au lieu-dit du Bignon). Plus récemment, des fouilles archéologiques ont été réalisées par l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) en 2013. Elles confirment les indices d'occupation du Néolithique et de l'âge du Bronze (découverte d'un enclos funéraire de 15m de diamètre).


D'autres traces plus récentes

L'époque gallo-romaine a laissé des traces aux lieux-dits la Touche et Milieu-Papillon. Des vestiges d'une motte castrale (ouvrage de défense médiéval ancien, composé d'un rehaussement important de terre rapportée de forme circulaire) sont visibles au Bordage. Les fouilles archéologiques de l'INRAP ont aussi mis en évidence, dans le quartier de la Nozanne, des traces d'un habitat du Haut Moyen-âge et d'activités agricoles, traces de l'implantation du premier bourg d'Ercé.


Hercei-près-Liffré et le la seigneurie du Bordage…
Les premières traces écrites de l'histoire communale remontent au XIe siècle. La paroisse d'Ercé apparaît sous le nom de Herciaca puis de Hercei. Elle relevait de la juridiction du Bordage, seigneurie constituée par la famille de Montbourcher. Les traces d'un premier « château sur motte » date de la première moitié du XIIIe siècle. Le château fort fut édifié au XVe siècle. Le nom d'Ercé continue à évoluer : au début du XVIe siècle on parle d'Ereyum prope Gahardum.


Les Huguenots

Après l'adhésion de ces puissants seigneurs à la religion réformée (1563), le Bordage devient un important centre calviniste et un refuge pour les huguenots du pays rennais. Cette importante châtellenie est érigée par Louis XIV en marquisat avec supériorité sur les paroisses s'étendant de La Bouëxière à Vignoc. On voyait autrefois dans le bourg, des halles et les prisons de la seigneurie du Bordage. Les marques de cette puissance furent détruites pendant la Révolution. Le Château du Bordage fut confisqué par l'État puis vendu en 1793 à M. Julien Guyot (qui devint le premier maire d'Ercé). La famille Guyot conserva le Château du Bordage jusqu'en 1957.


La terre et les ercéens

Une activité d'extraction de matériaux de construction et de remblai s'est développée à la fin du XIXe siècle. Une carrière d'ardoise existait au lieu-dit les Buttes. Elle fut abandonnée en 1918. À la Boule d'Or il y avait une carrière de pierre abandonnée en 1948. Les activités de transformation des productions agricoles étaient nombreuses : huit moulins fonctionnaient le long de l'Illet, sept bouchers exerçaient sur la commune. Chaque maison du bourg ou presque abritait une activité commerciale ou artisanale.

La fin du XIXe et le début du XXe siècle sont marqués par une modernisation des productions agricoles et le développement des transports [Ercé avait une ligne de chemin de fer]. Mais on assiste aussi à un exode rural important jusqu'en 1975.

Pour Ercé-près-Liffré, c'est la fin d'une époque basée exclusivement sur l'agriculture et ses activités annexes. Progressivement se met en place une nouvelle vie sociale caractérisée par l'accueil d'une population travaillant à Liffré ou dans la métropole rennaise.